A la découverte du Pays Guerlédan - Argoat

Lac de Guerlédan - Tourisme en Centre Bretagne

A la découverte du Pays Guerlédan - Argoat

Callac - Argoat : le guide du patrimoine.

L' Argoat au naturel


Situé entre Montagnes Noires et Monts d’Arrée, le territoire offre au regard du promeneur un paysage original et
diversifié. A l’est de l’Hyères, la nature granitique du sous-sol et le relief accidenté ont permis de conserver un paysage typique où alternent prés, vallons humides,landes, bois et haies bocagères. A l’ouest, sur les zones de schiste, le paysage beaucoup plus ouvert offre de nombreux points de vue.

Les cours d’eau
Le territoire centre breton est considéré comme le château d’eau de la Bretagne.
L’Argoat voit ainsi naître de nombreuses rivières qui constituent trois des principaux fleuves bretons : l’Aulne, le Blavet et le Léguer. Des cours d’eau sinueux coulent au coeur de vallées encaissées et boisées telles que les Gorges du Corong dans la Forêt de Duault, où la force érosive de l’eau,au fil des millénaires, a laissé apparaître des chaos granitiques spectaculaires. La bonne qualité de l’eau et la diversité des milieux naturels proches permettent la
vie d’espèces emblématiques comme la loutre d’Europe ou la truite fario.

Les zones humides
Ces terres de légendes, longtemps considérées comme inhospitalières, soulignent les fonds de vallées, le long des cours d’eau. On connaît aujourd’hui leur rôle et l’intérêt de les préserver : elles regorgent d’une diversité floristique et faunistique exceptionnelle (joncs, laîches en touradons, libellules, araignées...) et jouent également un rôle primordial dans la qualité de nos rivières et dans le cycle de l’eau. A la lune rousse, il est encore fréquent d’y rencontrer quelques êtres mystérieux, magiques et parfois même maléfiques…ça dépend de leur humeur !

Les landes et tourbières
A la frontière entre rêve et réalité, les landes et tourbières sont les vestiges de milieux autrefois très courants. On y extrayait des mottes de tourbe pour le chauffage, la bruyère était fauchée pour la litière tandis que l’on
broyait l’ajonc pour nourrir le bétail. Aujourd’hui encore, on y trouve des espèces rares adaptées à la vie dans
ces conditions difficiles (rossolis, sphaignes, grassettes,ossifrages…). On peut aussi, au détour d’un buisson,
surprendre quelques passereaux caractéristiques (fauvettes, traquets) ou autres rapaces (busards).

L' Argoat terre de traditions

Callac,capitale de l’épagneul breton

Une activité économique originale en Pays d’Argoat !
Au 19è siècle, vivait en Armorique une race de chiens rustiques dits « charbonniers », précieux auxiliaires des paysans vivant sur les terres rudes et les landes du Centre-Bretagne. Le Callacois Joseph Patin, amateur passionné
d’élevage, obtint par croisement entre ce chien de pays et un setter anglais, la race de l’épagneul breton que nous connaissons aujourd’hui. Son chien Max 1 fut le premier lauréat à obtenir en 1904 la « mention honorable » à l’exposition nationale de Paris. Depuis les chenils ont prospéré : l’épagneul breton est un chasseur talentueux qui s’adapte à tous les terrains : il a tout pour plaire ! Sa renommée le place toujours au premier rang mondial grâce au savoir-faire de quatre dresseurs professionnels : Hervé Bourdon à Bulat-Pestivien, Yves Joncour, Serge et Claudine Lavenant, Patrick Morin à Callac.

Terre et nature >
L’eau apparaît partout : nous sommes sur un des « châteaux d’eau » de la Bretagne. Observez : l’Aulne coule vers Brest, le Léguer vers la Manche et le Blavet vers l’Atlantique. L’eau omniprésente a conditionné la vie depuis toujours et les hommes ont ajouté aux usages pratiques de l’eau des pouvoirs symboliques, voire surnaturels, de protection, de guérison de prédiction : demandez aux anciens que vous rencontrerez de vous raconter la légende de cette fontaine qui fortifie les enfants ou de cette autre qui protège les amoureux…

Autre curiosité : la statue d’un … cheval ! Naous : cet étalon a, durant 13 ans, assuré de bons et loyaux services
à la reproduction de la race du « trait breton ». Cette statue est l’oeuvre du sculpteur animalier Guyot en 1958.

Terre d’Histoire
Au cours de vos promenades, vous découvrirez de nombreux sites et monuments : menhirs, dolmens, tumulus, pont gallo-romain, mottes féodales…témoignages d’une présence humaine très ancienne. Son histoire est jalonnée de faits célèbres : guerre de succession, révolte paysanne des Bonnets Rouges, Chouannerie… Plus près de nous la guerre 4-18 puis la seconde guerre mondiale pendant laquelle la Résistance fut très active : monuments aux morts et stèles commémoratives en témoignent.

Terre des arts et de la culture populaire
Dans la pierre la plus dure, les sculpteurs ont fait naître des personnages, des fleurs aux porches des églises ou des chapelles. De nombreuses festivités traduisent la richesse culturelle du Centre-Bretagne : chant, danse, musique, théâtre, contes, et pardons. Les hommes et femmes de chez nous refusent de voir disparaître leur langue, leurs valeurs et leurs traditions.

Terre de contraste
L’Argoat multiplie les surprises au fil des chemins : partez à sa découverte en empruntant les chemins de randonnée ; mais la nature est fragile, il faut la préserver. Vous traverserez quelques propriétés privées et établirez avec les propriétaires des relations basées sur le respect et la confiance.

Aujourd’hui
Le canton vit essentiellement de l’agriculture, de l’élevage, de petites entreprises, de l’artisanat… Goûtez les mets composés dans le respect de la tradition, emportez chez vous le souvenir savoureux de notre pays, remplissez votre panier de produits régionaux !

Calanhel et sa fontaine

Kalaner (Saint breton, Calanhel aurait donné son nom à la paroisse ; autre hypothèse : Kal an nec’h ou Kal an huel :
dans les deux cas : la roche du haut). De Calanhel on peut voir un vaste et superbe panorama : la vue porte très loin ; essayez de repérer Bulat-Pestivien, Maël-Pestivien, Duault et Locarn.

La chapelle Saint-Maur construite en 1778, est restaurée par des bénévoles passionnés
L’église Saint-Vincent-Ferrier (saint espagnol venu prêcher en Bretagne) ne date que de 1891. Elle remplace l’ancien édifice dont subsiste un baptistère orné de 10 têtes sculptées.
La fontaine Saint-Maur, en contrebas de la chapelle, est d’excellente facture : ses eaux ont la réputation de guérir les rhumatismes ! Cette réputation est méritée : en témoignent deux paires de béquilles laissées en ex-voto dans la chapelle

Dans de nombreuses communes des sentiers ont été balisés. Vous trouverez au Syndicat d’Initiative un fourreau avec des fiches proposant divers circuits dans l’Argoat.

Bulat-Pestivien

Bulad Pistin Du breton : bugelat : enfanter penn : tête et stiven : sources

La fontaine de la Vierge, dans l’enclos paroissial de Bulat. « Fontaine des nourrices » ou «fontaine du lait » : elle est honorée, lors des pèlerinages, par les futures mères qui viennent demander santé et
abondance de lait.
L’église Notre-Dame de Bulat fut fondée à la fin du 12ème siècle par les seigneurs de Pestivien à la suite d’un voeu qu’ils avaient fait : ne pouvant avoir d’enfant, ils s’en étaient remis à la Vierge qui l’exauça ! Ainsi Bulat devint un lieu de pèlerinage vénéré dans toute la Bretagne dès le 13ème siècle. Observez bien la sacristie, la frise macabre et en particulier le « spectre hurleur de la mort » ! Cherchez bien aussi l’éléphant qui porte un enfant dans sa trompe ! Cette église, reconstruite en 1463, premier édifice Renaissance construit en Bretagne, est pourvue d’une flèche de 66 mètres de haut : la plus haute des Côtes d’Armor.
Un carillon y a été installé en 2004.

Commune du patrimoine rural de Bretagne

Chapelle de Sainte-Anne-Radenek, « fougère » en breton (1770) & son retable.
A signaler aussi :
La chapelle de Saint-Joseph datant du 16ème reconstruite au 20ème siècle, provenant d’un manoir de la commune.
La fontaine du Coq (16ème siècle),
La fontaine des Sept Saints fondateurs de 7 des premiers évêchés de Bretagne.
La fontaine Saint-Nicolas était vénérée par les conscrits qui souhaitaient obtenir un bon numéro lors du tirage au sort.

Allez voir aussi :
Le chêne de Tronjoli : son tronc creux d’une circonférence de 12 mètres abrita en 1750 le lit, la table et la bibliothèque du prédicateur talentueux Dom Le Graët ! Ce chêne est âgé d’environ 1500 ans !
Visitez les fontaines, les manoirs de la région, le site muséographique de la maison du granite et le musée du manoir breton à Bodilio.

Callac capitale de l' Epagneul Breton

Kallag : lieu où l’on trouve des rochers

Le site de Callac est occupé depuis la période gallo-romaine comme l’attestent son nom et la présence d’un pont gallo-romain sur l’Hyères ; situation stratégique sur la route de Vorgium (Carhaix) à Tréguier. Au 12ème siècle, les sires de Plusquellec y érigent un château-fort. La place forte fut rasée en 1619 par décision de Richelieu. Cette place forte était bâtie sur l’emplacement du centre-ville actuel ; quelques noms en témoignent : flânez rue des Portes, rue du Cleumeur (« gros rempart »), dans le quartier de Porsanquen, « cour de l’angoisse », lieu où l’on rendait la justice… Cherchez des vestiges des remparts rue des Martyrs ou dans la vallée de Pont Ar Vaux…

Un ensemble qui ne manque pas de charme : Botmel
Sise à huit cents mètres au nord de Callac, Botmel fut jadis l’église paroissiale, bâtie au 14ème siècle.
Aujourd’hui il ne reste que le clochermur datant de 1633 et trois arcades de la nef.
L’Eglise Saint-Laurent construite de 1875 à 1879, de style néo-gothique elle abrite un chemin de croix (oeuvre d’une brestoise : Mademoiselle Cras) et quelques statues anciennes en particulier Saint Yves portant la moustache !

Les fontaines : Kerdiéquel, Goasker, Gwer-Halou (la fontaine est associée à un lavoir),Costang.
Chapelle de Saint-Nicolas (fin 15ème) dans le village de St-Treffin.
Chapelle Sainte-Barbe (16ème) ; on invoque Ste Barbe contre le feu et la foudre.
La chapelle de Saint-Pierre de l’Isle (du 16ème siècle), possède encore quelques sablières (animaux, musiciens) et une statue du saint en granit. Sur le placître, un calvaire original où l’on peut reconnaître : une crucifixion, une descente de croix, la résurrection, les larrons.
Maison de l’épagneul breton : Venez y découvrir la longue histoire de l’épagneul et sa place dans
notre ville et sa région.
Callac est classée « Station verte de vacances » : Promenez-vous au bord du lac de la Verte Vallée…
Ce site est le théâtre de nombreuses activités comme la pêche, le mini-golf, le camping et le tennis.

Carnoet et son panorama

Endroit où l’on trouvait de nombreux tumulus recouverts de pierres que l’on nomme cairns

Les tumulus découverts sont les plus anciennes traces d’occupation du site de Carnoët. Par la suite, les Romains y ont établi un camp : à proximité passent plusieurs voies romaines (l’une d’elles relie Vorgium-Carhaix au Yaudet) ; des restes de voie pavée ont été mis au jour à Rospellem. En 1197, la colline du Tossen Sant Gweltas est le théâtre d’une bataille opposant les Bretons aux troupes britanniques de Richard Coeur de Lion.
Le sommet de la butte de Saint Gildas offre un immense point de vue circulaire sur toute la région du «Poher»

L’église Saint-Pierre, entièrement reconstruite en 1889, renferme de nombreuses statues polychromes. Le calvaire sur la place du bourg provient de a chapelle Saint-Corentin. Il a été bien abîmé en 1794 par les Révolutionnaires.

La chapelle Saint-Gildas, bel édifice gothique du 16ème siècle : faites-en le tour avec attention et observez les étranges personnages des gargouilles (celles du chevet notamment) ! En contrebas, la fontaine Saint-Gildas, une très ancienne fontaine monolithique, d’origine celtique, possédant trois auges : une ronde, une rectangulaire et une carrée.
Deux mottes féodales subsistent : celle de Rospellem, surplombant l’Aulne, et celle de Tossen Sant-Gweltas, près de la chapelle Saint-Gildas.
Les autres chapelles de la commune :
Notre-Dame du Pénity (16ème siècle)
Saint-Cado (18ème)
Saint-Corentin (15ème)

Duault et sa foret

Duaod du breton «du» : noir et «alt» : colline. On trouve trace d’une famille noble de Duault, les de Quelen, dès 1269. La paroisse primitive comprenait les territoires actuels de Duault, Locarn, Saint-Nicodème et Saint-Servais.

Le monument de Kerhamon : Des parachutages en hommes et matériel devaient constituer la base Sam West chargée de ralentir les renforts allemands sur le front de Normandie. Mais les 11 et 12 juin 1944, deux compagnies allemandes attaquèrent la ferme de Kerhamon, occupée par des résistants et parachutistes aidés par la population locale. Le combat fut très meurtrier de part et d’autre. Le 13 juin 1976 fut inaugurée une stèle commémorative de ces combats.

La chapelle Saint-Jean de Landugen, est mentionnée dès 1084 comme dépendance de l’abbaye Ste-Croix de Quimperlé. Elle fut construite au 16ème siècle puis restaurée en 1924. Elle renferme des sablières aux
étranges sculptures, un sacraire et de nombreuses statues polychromes en particulier : Ste-Anne éducatrice, la décollation de Saint-Jean-Baptiste (il n’en reste plus que trois en Bretagne), Vierge sortant de l’arbre de Jessé….

L’église Saint-Maudez fut entièrement reconstruite en 1894 à l’emplacement d’un édifice du 16ème siècle mais on y a conservé les restes d’un calvaire. De cette période a été conservé un vitrail de 1594 représentant la dormition de la Vierge.

Ce manoir est le premier château de style non militaire de Bretagne (fin 16ème). Le pavillon central abritant l’escalier remplace ici l’habituelle tour.
L’allée couverte de Toul en Urs (le trou de l’ours) située en lisière de forêt.

Lohuec et son moulin

Lohueg : Lieu consacré à saint Judoc (Judoce)

L’allée couverte néolithique de Kernescop est le seul vestige d’un peuplement ancien. Lohuec est la seule des communes du canton de Callac à ne pas avoir été rattachée à l’évêché de Quimper, mais à celui de
Tréguier : elle appartenait par conséquent au Trégor et non à la Haute-Cornouaille.

L’église Saint-Judoce (patron de la paroisse, fondateur de l’abbaye Saint-Josse dans le Pas-de-Calais) : les arcades de la nef constituent la partie la plus ancienne ; le porche est orienté au nord (et non pas au sud comme dans la plupart des autres églises) ; il abrite une Pietà (Vierge soutenant le Christ à la descente de la croix).

Visitez le moulin Quelen, également appelé «de Traouénès» du nom du domaine que possédait le
Marquis de Lafayette : il a fonctionné jusqu’à la fin des années 1940. Pendant la seconde guerre mondiale, la roue entraînait une dynamo qui alimentait un poste de TSF, réunissant les habitants des environs autour de Radio Londres. Il a été rénové à l’identique durant les années 1990.

La fontaine Saint-Judoce est située à l’entrée du bourg, non loin de l’église.
Autres sites remarquables : La source de l’Aulne. Des carrières de … lave volcanique !

Mael-Pestivien terre de légendes

Mel Pistin Maël : saint breton du Pays de Galles, signifiant le chef ou la tête ;pistin : la tête des sources

Effectivement, cette commune se trouve sur le massif granitique Quintin-Duault, le « château d’eau » de la Bretagne.

La chaire des Druides de Kerohou : un ensemble de blocs granitiques ; on peut distinguer sur l’une des roches la forme d’une tête, d’un corps, de jambes…Certains prétendent qu’on y faisait des… sacrifices humains !
Découvrez : Le dolmen de Roc’h Toul qui date du Néolithique (3000 av.JC) ; cherchez à côté la stèle (elle date de l’âge du fer : 200 av.JC)

Les chapelles :
Saint-Gildas (16ème siècle) reconstruite en 1854 et son tronc de 1642.
Saint-Isidore : « l’église blanche », construite au 18ème siècle : dans la prairie voisine une fontaine à deux bassins : ses eaux avaient la réputation de soigner les enfants qui tardaient à marcher !
Saint-Pierre construite en 1968 avec les restes d’un précédent édifice se présente, à l’heure actuelle, plutôt comme un oratoire.
L’Eglise Saint-Laurent : elle fut construite en 1520. A l’entrée du porche sud, on peut voir
la tombe du grand-père de Villiers de l’Isle Adam, écrivain né à Saint-Brieuc, auteur des Contes Cruels.

Plourac'h et sa cathédrale

Plou : paroisse primitive ; rac’h : colline ou escarpement

Paroisse sur une colline qui culmine à 227 mètres.

La chapelle Saint-Gwénolé du 16ème a été remontée de ses ruines par l’association « Kevredigezh Sant Gwenole » de 1988 à 1991. A l’intérieur, un vitrail relatant la vie de Saint Guénolé fait « chanter » la
lumière du soleil …

L’église Saint-Jean-Baptiste : surnommée « la cathédrale de l’Argoat », elle a été construite à la fin du 14ème et restaurée au 19ème siècle. C’est le chambellan du duc François II (père d’Anne de Bretagne) qui a entrepris sa construction. Observez, dans le porche sud, les apôtres, qui ont gardé quelques traces de polychromie. Au-dessus de la porte d’entrée, une Vierge à l’enfant du 16ème siècle. A l’intérieur, un remarquable mobilier. Cherchez, dans le transept nord, une Vierge de pitié : sa particularité est sa représentation de la Vierge en cape de deuil qu’avaient coutume de porter les femmes bretonnes jusqu’au milieu du 20ème siècle. Plourac’h possède un « trésor » : un reliquaire d’argent du 16ème, un calice également en argent et un ciboire. Devant l’église se dresse un beau calvaire, daté du 16ème : on y voit une Pietà, Marie-Madeleine, saint Jean, le bon et le mauvais larron et saint Michel, le peseur d’âmes, qui statuera sur notre destinée !

Autre site remarquable, le rocher de Kergus est un magnifique belvédère qui semble faire office de sentinelle à la limite du Finistère.

Plusquellec terre des seigneurs

Pluskeleg
Plou : paroisse primitive et askoleg : endroit où l’on trouve beaucoup de chardons.
Autre version : Plusk-Hallec (écorce de saule), sobriquet donné au seigneur Guillaume de Plusquellec à la suite de la bataille de Brank-Hallec près du Relecq.)

Des monnaies gauloises et des pièces romaines ont été mises à jour sur son territoire. Paroisse mère de Botmel et de Calanhel, elle a donné son nom à une maison féodale connue dès le 13ème siècle dont le château était à Callac.
La seigneurie des Plusquellec est l’une des plus anciennes de l’évêché de Cornouaille. Le premier seigneur connu vivait en 1235, il se prénommait Guillaume. C’est à partir des armes de Plusquellec (chevrons rouges sur fond blanc argent) qu’ont été créés les blasons actuels des communes de Plusquellec et de Callac.

L’église Notre-Dame de Grâces :le porche sud du 16ème siècle, très ouvragé, abrite les statues des douze apôtres. A l’intérieur, de nombreuses statues anciennes et un splendide spécimen de chaire à prêcher du 15ème. Remarquez aussi une tombe aux armes de la famille de Keroüartz et un calvaire où deux anges recueillent le sang du Christ. Le porche et la chaire sont classés.

La chapelle Saint-Fiacre et, en contrebas, une fontaine jadis fréquentée par les… furonculeux.
La Chapelle de Locménal est dédiée à Saint Médard ou Mélard ; allez voir, juste à côté, la fontaine.
De nombreux sentiers de randonnée vous permettront de découvrir un patrimoine naturel préservé : une lande bretonne à l’état brut où la faune et la flore sont encore intactes.

Saint Nicodème l' authenticité

Sant Nigoudenn du nom de la chapelle dédiée à Saint-Nicodème

Le territoire de Saint-Nicodème est principalement gagné sur la forêt de Duault.

L’église des 16-17ème siècles est entourée d’un minuscule enclos. A l’intérieur de l’édifice, plusieurs statues dont celle de saint-Nicodème qui protège les chevaux. Le lutrin comporte une tête d’enfant au visage déformé.

Autres sites remarquables :
Les tourbières de Nonennou

les gorges du Corong,
Une promenade enchanteresse :
Dans ce site à loutres, la rivière disparaît sur plusieurs centaines de mètres sous un entassement prodigieux de rochers granitiques ; un sentier suit constamment la rivière.

La ferme pédagogique de Saint-Nicodème vous fait découvrir la nature en participant à différentes animations qui enchanteront grands et petits.

Saint Servais et ses mégalithes

(Porte le nom du saint vénéré à Maastricht, ville des Pays-Bas, culte importé, au siècle d’or de la Bretagne, lorsqu’elle commerçait avec le nord de l’Europe.) Avant la Révolution Saint-Servais n’était qu’une simple chapelle de la trève de Burthulet dépendante de la paroisse de Duault. La commune a été officialisée en 1869.

A trois km du bourg, l’ancienne église tréviale de Burthuletconsacrée en 1518 à Saint-Jean-Baptiste, relevait de la commanderie de la Feuillée. En 1968, des voleurs se sont introduits par le toit et ont emporté la statuaire. Dans les années 1970, avec les habitants du quartier, l’abbé Etay, disciple du Padre Pio, a restauré cette chapelle. A l’intérieur on peut voir des vitraux du maître verrier quintinais Hubert de St Marie, des statues grivoises dans le bas-côté nord et un riche sacraire….
Ce site est toujours venté et il n’y fait pas très chaud; un dicton populaire dit que « le diable est mort de froid à Burthulet même s’il s’abritait derrière des fougères » !

L’église St-Servais consacrée en 1549 fut commencée en 1510. Le jour de la fête du saint, le 13 mai (saint de glace) on venait de toute la Bretagne pour implorer Servais afin qu’il protège les cultures du gel.
Ce pardon donnait lieu à de si terribles empoignades qu’il y eut mort d’homme en 1766, les pouvoirs publics décidèrent enfin de l’interdire en 1855 ! La fontaine contenant la statue du saint est située dans le clocher-mur
ouest.

Sur le mur de la mairie une plaque nous rappelle qu’Anatole le Braz.(Grand écrivain, poète et collecteur de contes folkloriques) est né à Saint-Servais en 1859. Lisez ses « légendes de la mort ».

Dans la forêt toute proche se trouvent de nombreux monuments mégalithiques : la dent de Saint Servais haute de plus de 7m, et les menhirs jumeaux de Kerbernès…

La Chapelle-Neuve à la découverte de la forêt et du bocage

Ar chapel nevez (Le qualificatif de neuve pourrait venir de la chapelle, aujourd’hui détruite, en l’honneur de Saint Mamert)

L’église Notre-Dame de Pitié, construite au 16ème fut agrandie en 1891. Son chevet original est constitué de trois tours juxtaposées et percées de meurtrières comme celles des châteaux-forts. De nombreuses vieilles statues polychromes ornent l’intérieur.

Promenez-vous dans la forêt de Beffou : elle est le sanctuaire du hêtre et de l’if. Véritable mosaïque de sentiers et d’arbres, elle fut de tout temps le centre d’une intense activité humaine.

Le Centre Forêt-Bocage est un centre de découverte avec des expositions, des sentiers pédagogiques,
des guides animateurs qui initient à la faune, la flore, l’écologie et le patrimoine

Locarn et ses landes

Lokarn Locarn signifie l’ermitage d’Hernin, saint de la paroisse

Promenez-vous sur les landes de Menez Guellec : sur cette zone naturelle protégée de 350 hectares, vous pourrez observer de nombreux menhirs.

L’église Saint-Hernin a été construite au 16ème siècle pour les parties les plus anciennes : le choeur et le transept. Une Pieta, appelée « Itron Varia Drue », au visage pathétique, nous rappelle que nous sommes mortels… Une des rares roues à carillon de Bretagne est tournée pour invoquer les bienfaits de l’au-delà !
Locarn possède un trésor : vous pourrez le voir à la Maison du Patrimoine : il s’agit d’un buste-reliquaire de saint Hernin en argent, d’un bras, d’une croix de procession, d’un calice en argent et sa patène.
Dans la campagne s’élèvent des chapelles :
Chapelle Notre-Dame du Bleun (des fleurs) du 17ème avec un fenestrage du 14ème et, à l’intérieur, un autel-dolmen.
Sainte-Barbe, du 16ème, se trouve au pied du Menez Guellec.

N’oubliez pas de visiter la Maison du Patrimoine, centre d’interprétation du monde rural avec des expositions permanentes du patrimoine bâti, industriel et environnemental.

Plougonver

Plougonveur
Plou : paroisse ; gonver désigne un guerrier illustre Conomore, assassin de sa femme Triphine et de son fils
Trémeur….

De nombreux vestiges du passé ont été découverts sur la commune : une sépulture ancienne avec urne funéraire, des substructions galloromaines.
La chapelle Saint-Tugdual du 16ème siècle restaurée au 19ème siècle. En contrebas, des fontaines aux pouvoirs de prédiction… lorqu’un enfant était malade, ses parents mettaient dans l’eau un vêtement : si ce vêtement flottait, l’enfant allait guérir. Mais s’il s’enfonçait dans l’eau...

L’église Saint-Pierre, construite au 15è siècle pour ses parties les plus anciennes. A l’intérieur, de nombreuses statues ; attardez vous devant le Christ aux liens (« Ecce homo : voici l’homme »).

Allez jusqu’au Menez Kerespers, la colline la plus haute de notre contrée : 321 mètres : elle permet de découvrir la campagne environnante sur 360°, puis continuez jusqu’à la magnifique et mystérieuse forêt de Coat-Noz.

Communauté de Communes de Callac
Rue Louis Morel - 22160 CALLAC
Tél : 02 96 45 90 29 / Fax : 02 96 45 90 00
E-mail : cdc-callac[@]wanadoo.fr

Syndicat d’Initiative de Callac et de ses environs
Place du 9 avril 1944 - 22160 CALLAC
Du 15 juin au 15 septembre de 10h à 12h30 et de 15h à 18h00
Ouvert le dimanche matin
Tél : 02 96 45 59 34 / Fax : 02 96 45 90 00

Point I à la Maison du Granite à Bulat-Pestivien
Tél : 02 96 45 75 82 ou 02 96 45 72 00 / Fax : 02 96 45 75 56

Emplacement