A la découverte du Pays Guerlédan - Argoat

Lac de Guerlédan - Tourisme en Centre Bretagne

A la découverte du Pays Guerlédan - Argoat

Plussulien , le bourg , son église, son musée de la Hache Polie , le site néolithique de Quelfenec , la chapelle Notre-Dame-de-Sélédin .

site néolithique de Quelfenec

UN LIVRE OUVERT SUR L’HISTOIRE ET LES PAYSAGES…

Culminant à près de 310 mètres au centre d’une ligne de crêtes allant de Laniscat à Merléac, le site de Quelfenec en Plussulien est une fenêtre ouverte sur les paysages du Centre Bretagne,mais aussi sur l’histoire néolithique*
de l’ouest de la France et même au-delà.
* Néolithique : époque où l’homme invente l’agriculture,l’élevage, le polissage de la pierre et la céramique. Il passe d’une économie de prédation à une économie de production (dès le IXe millénaire au Proche Orient et environ 4 500 ans avant notre ère pour l’Armorique).

Cet ancien atelier de production de haches polies d’importance européenne prend place dans un site où espaces fermés et ouverts se succèdent en une mosaïque de milieux aux formes et couleurs harmonieuses : boisements
de feuillus autochtones,prairies pâturées,chemins bocagers, friches…

Ponctuellement, des perspectives se dégagent sur le paysage alentour. Au Nord, le regard est attiré par le village de Plussulien, entouré de terres agricoles enserrées dans un quadrillage de haies espacées.

Si l’on n’y recense pas d’espèces ou d’habitat naturel ayant individuellement un fort intérêt patrimonial, la véritable richesse naturelle du site de Quelfenec réside dans la diversité des milieux naturels traversés.
Ceux-ci permettent le maintien d’habitats pour la faune et la flore locales, notamment pour les oiseaux typiques des milieux bocagers.

GÉOLOGIE

Il y a quelques 300 millions d’années, la région est le siège d’importants mouvements tectoniques.
Ces mouvements s’accompagnent de fissures à travers lesquelles monte du magma qui s’épanchera en surface pour donner de véritables coulées de laves.
Avant d’être mis à nu par l’érosion, ces filons de roches seront encore transformés, recuits lors des nombreux épisodes géologiques ultérieurs (plissements, remontées de magma…).

Les dolérites de Plussulien sont en quelque sorte ces laves à l’histoire complexe :
celle-ci leur a conféré des qualités mécaniques exceptionnelles que les hommes du Néolithique ont su reconnaître.

Le site de Quelfenec est irrémédiablement marqué par l’exploitation au Néolithique de la dolérite, roche éruptive particulièrement dense, dure et massive, idéale pour la fabrication de haches polies et herminettes.

Une importante activité d’extraction eut lieu sur cet affleurement rocheux à partir de 4 200 avant J.-C. et pendant près de 2 000 ans.
Selon les chercheurs, deux à trois millions de haches auraient quitté les ateliers de Plussulien, représentant le travail de trois ou quatre personnes sur l’année ou plus vraisemblablement de dix à vingt travailleurs saisonniers, en morte saison agricole par exemple.
Une véritable industrie !

Après 2 000 ans d’exploitation,les carrières de Plussulien seront peu à peu abandonnées, supplantées par une découverte révolutionnaire qui marque le passage à un nouvel âge : l’outillage métallique, en bronze puis en fer.

Affirmant leur emprise sur la nature, les hommes du Néolithique édifièrent d’imposantes architectures telles des maisons collectives en terre et en bois.
Mais aujourd’hui, les témoins les plus marquants de cette époque sont les mégalithes, dont vous trouverez plusieurs exemples dans les environs, indissociables du site.
Ils témoignent de la sédentarisation et des croyances des populations, dont une partie a participé au développement des carrières de haches polies de Quelfenec.
Les mégalithes de Saint-Mayeux, le grand menhir de Goresto à Canihuel, les trois superbes sépultures du Liscuis à Laniscat, autant de marques laissées par nos ancêtres, qui demeurent autant d’énigmes à résoudre !

L’ACCUEIL DU PUBLIC

Site archéologique d’importance européenne, les carrières de Plussulien sont restées longtemps confidentielles car peu accessibles.
C’est dans un souci d’ouverture au public que le Conseil Général, en partenariat avec la communauté de communes et la commune, a entrepris d’aménager un parcours serpentant dans cet espace et permettant de découvrir et comprendre le site archéologique et paysager.
Des fenêtres ont ainsi été ouvertes dans la végétation afin de permettre à tous de profiter de points de vue sur les paysages du Centre Bretagne.

L’ENTRETIEN ET LA GESTION

Dans un souci de préservation des milieux naturels essentiels pour la biodiversité et des paysages bocagers tels que les prairies naturelles, une convention de gestion a été passée avec les agriculteurs locaux, gestionnaires du paysage.

Si vous souhaitez découvrir les secrets de ce site archéologique et paysager, des visites guidées peuvent être organisées sur demande.
Pour tout renseignement,contacter :
Mairie de Plussulien
23, rue du Centre
22320 Plussulien
Tél. 02 96 24 01 14
Vous pourrez également y voir une exposition sur le Néolithique.


Le musée de l' atelier des haches polies

Premiers mineurs, premiers carriers

N'importe quelle pierre n'est pas apte à donner une hache polie; elle doit être dure et tenace, mais pouvoir se tailler et se polir. Elle doit aussi être disponible en grande quantité... et avoir un aspect flatteur.

Toute la sagacité des premiers prospecteurs va se déployer pour repérer les meilleurs gisements à travers l' Europe.

Dans les régions crayeuses, les meilleures bancs de silex sont exploités, parfois en véritables complexes miniers.
Dans les massifs anciens, des filons de roches dures sont attaqués en carrières.

A Plussulien, c'est parmi d'énormes coulées de roches dolériques, épanchées au début des plissements hercyniens il y a plus de 350 millions d'années, que les hommes du Néolithique ont reconnu un faciès particulièrement adapté à leurs exigences.
Ce premier gisement breton, localisé en 1964, a été batisé "Type A" par les chercheur

En ce temps là ... Le Néolithique

A partir de 5 000 ans avant J.-C. environ, un nouveau mode de vie, apparu au Proche-Orient 2 000 ans plus tôt, commence à se diffuser parmi les peuples chasseurs d'Europe occidentale .

Il s'agit désormais de produire sa nouriture et non plus de la prélever directement dans l'environnement naturel.
Ce nouveau comportement amène des changements en cascade :
- premières cultures ( céréales, légumeuses ).
- premiers troupeaux ( moutons, bovins, porcs ).
- premières maisons durable, premiers villages.
- premiers artisans ( potiers, tisserands, lapidaires ).
- première pensée religieuse structurée, aboutissant au développement du mégalithisme.

Le redoux post-glaciaire à partir de - 8 000 avait provoqué une véritable explosion de la forêt en Europe tempérée : maitriser la végétation devient une nécessité vitale.
Pour cela un nouvel outillage est inventé : la hache ( et l'herminette à tranchant transversal ) à lame en pierre dure polie.
De nombreuses variantes vont en être développées selon les régions et les époques, jusqu'à l'apparition d'outils en bronze peu avant - 2 000

Pour comprendre l'intérêt historique de ce site, n'hésitez pas à visiter le musée à la mairie de PLUSSULIEN
Du lundi au vendredi de 9h à 12h - 14h à 17h fermée les mercredi et jeudi a-midis
Entrée gratuite
en dehors de ces horaires, tel au 02 96 24 01 97 ou au 02 96 24 02 47


Eglise Saint Julien

( 1873 - 1875 )

Remplace un édifice plusieurs fois rebâti au 14 et 16 siecles. Seule, la maîtresse vitre du 16 siecle a été réemployée dans l'édifice actuel.

Saint Cornelli est connu comme un grand protecteur des bovins. Jusqu'en 1930, une dame résidant au bourg de plussulien sortait de l' église la statue de Saint Cornelli, et l'exposait près de la bascule du vilag.
Ainsi, tous les paysans, qui se rendaient le jeudi à la foire de Corlay, faisaient un arrêt avec leur bovins et chevaux afin d'y faire une offrande.

Pietà en granite du 17 siècle
Une femme du pays aurait seri de modèle au sculpteur de cette pietà autrefois polychrome.

Chapelle Notre Dame de Sélédin

( 14 et 17 siècle )

L'édifice remplace une chapelle du 12 siècle, détruite par la guerre de succession du duché.
Dédié à la vierge, elle fut incendié en 1783 et reconstruite la même année.
La l"gende dit que la chapelle fut construite à la suite d'un voeu fait par un jeune marin, lors d'une effroyable temête en mer.

La statue de Saint Barbe y est representée. A ces côtés, on peut voir la tour dans laquelle son père l'enferma parce qu'elle ne voulait pas renier sa foi. Elle meurt brûlé sur les ordres de celui-ci.
La fontaine est dédiée à notre Dame de la Clarté. Les pélerins y venaient, trempaient un mouchoir dans l'eau sacrée et se frottaient les yeux pour se prémunir des ophtalmies, ou les soigner.

Le pardon est célébré le 4 dimanche d'août.

Emplacement