A la découverte du Pays Guerlédan - Argoat

Lac de Guerlédan - Tourisme en Centre Bretagne

A la découverte du Pays Guerlédan - Argoat

Saint Nicolas du Pélem, le canton aux cinq étangs.

Saint Nicolas du Pélem

Le canton aux cinq étangs
Saint Nicolas du pelem , le canton aux cinq etang

Proche de la RN 164, entre Corlay et Rostrenen,ce canton de 4 200 habitants à dominante agricole compte huit communes dont sept réunies dans la CCKB*. On vient de toute la Bretagne pour randonner sur ses 60 km de sentiers dont le GR 34.
Traversé par le Blavet, le canton, connu pour ses maquis pendant la seconde guerre mondiale, offre des sites spectaculaires et de nombreux services à la population.

Situé dans le massif granitique de Quintin, ce territoire présente un intérêt environnemental, avec des paysages peu communs comme Toul Goulic à Lanrivain. On dit qu’ici les pierres poussent dans les champs. Le terrain est parfois ingrat mais dans ce milieu chahuté, où se sont formés des chaos, pousse une flore spécifique de mousses et fougères rares.
L’eau de qualité des étangs permet des singularités botaniques qui attirent les oiseaux migrateurs ou des espèces comme les loutres”, explique Olivier Le Bivic, technicien du Conseil général basé à Saint-Nicolas-du-Pélem.
C’est un territoire de bois où l’eau, à travers des étangs, la réserve d’eau de Kerné-Uhel et deux rivières, est omniprésente.
Les Anglais, qui se sont installés dans cette campagne verdoyante, s’intègrent bien à la population.
Comme Saint-Tréphine, où 25 % des habitants seraient anglais, chaque commune présente une originalité.
Celle de Canihuel où Jean-Robert Laot est élu, est de s’engager dans le respect de l’environnement. Il est aussi impliqué comme enseignant au collège de Saint-Nicolas-du-Pélem.
Pionnier du développement durable, l’établissement a lancé l’Agenda 21 avec un programme scolaire adapté et l’utilisation de produits d’origine agrobiologique à la cantine.

L’eau est omniprésente

Le village possède un joli site à l’étang de Pélinec où l’on peut randonner et pratiquer la pêche à la carpe et au
brochet, au vif et au coup, sur treize hectares, un plus pour le restaurant gastronomique qui donne sur l’étang.
Le directeur de l’entreprise PlumaTech n’est autre que le maire, Franck le Meaux. “Nos douze salariés fabriquent des pièces en caoutchouc vendues aux abattoirs du monde entier. Des pièces qui, installées sur des machines, permettent de plumer les volailles”.
Plus au nord du canton, Kerpert détient la plus vieille abbaye cistercienne de Bretagne, Notre-Dame de Coatmalouen, dont l’histoire commence en 1142. Il ne reste que la façade de l’abbatiale du XVIIIe siècle.

Les remparts crénelés

Voir les remparts crénelés en photos
Les remparts crénelés sont une ébauche de ce qui aurait dû être un château par la suite. En effet, le comte De Boiboissel avait projeté de bâtir un château en cet endroit afin d’accueillir le comte de Chambord, prétendant au trône de France sous le nom d’Henry Y. Les travaux commencèrent en 1875, mais le comte de Chambord préféra se réfugier en Autriche et le château ne fût jamais construit. Seules les tourelles témoignent de ce projet
Pour s'y rende : Se garer sur la place de l’église. Prendre la petite ruelle sans issue juste à côté du Crédit Agricole, remonter jusqu' au bout. Prenez le petit chemin qui passe en bas des remparts. A côté de la tour de droite, vous avez un petit escalier qui permet d'accéder au bois et à la rivière avec son mini chaos et chute.
En remontant sur la gauche le sentier traversant le bois, vous allez arriver à une intersection perpendiculaire, prenez sur la gauche et remonter sur la colline, vous allez arriver jusqu'au menhir.

Des logements pour garder les jeunes

Toujours au nord, Saint-Gilles-Pligeaux, dont l’église classée fait l’objet de gros travaux de restauration, a bénéficié, comme d’autres communes de la CCKB, d’une Opération programmée d’amélioration de l’habitat (Opah). “Cela a concerné près de mille logements dans la communauté de communes, ces dernières ayant aussi investi dans du logement locatif pour attirer les jeunes”, précise Michel Connan, le conseiller général.
Lanrivain peut s’enorgueillir d’un très bel ensemble religieux constitué d’une église, d’un calvaire et d’un ossuaire. Non loin de là, l’ancien village de Saint-Antoine, qui appartient désormais à la CCKB, vient d’être protégé.
“Il a été "cristallisé” et Christophe Latouche y a installé une chanvrière.
Il cultive le chanvre pour l’isolation, la cosmétique et la diététique”, continue Michel Connan.
Dans un style moins sauvage que les gorges profondes de Toul Goulic, le jardin du grand Launay de Jacqueline et Jean Schalit a obtenu le label Jardin remarquable.
Toujours dans l’optique du respect de l’environnement, l’installation de dix éoliennes à Rocharvez. À la pointe de la technologie, le Conseil général a financé des antennes pour couvrir les zones blanches du territoire en téléphonie mobile.
L’usine de Kerné-Uhel organise et surveille l’alimentation en eau de tout le sud-ouest des Côtes d’Armor. La réserve, 70 hectares et trois communes dont Lanrivain et Peumerit-Quintin, est le troisième réseau d’eau potable du département depuis 1981 et le plus faible en nitrates avec moins de 25 mg par litre.

Une eau aux normes

L’eau permet la pratique sportive à la base nautique de Pen ar Hoat, à l’opposé de l’usine. Grâce au dispositif Cap Armor mis en place par le Conseil général, les jeunes s’adonnent, entre autres, au canoë-kayak.
En bordure du lac, sur la rive du Blavet, le bourg de Peumerit-Quintin a aussi son plan d’eau, le Rocleu, peuplé de nombreuses espèces d’oiseaux. Ici, on cultive aussi la convivialité en rassemblant une fois par mois tous les habitants à une soirée crêpes.
Et à la mi-juillet, le pardon des cerises anime la très ancienne chapelle du Loc’h.
À Saint-Connan, un projet est en cours à l’Etang-Neuf, où un bâtiment restauré doit abriter le musée de la résistance et des salles dédiées à la peinture et à la pêche. L’étang est le royaume de la pêche à la mouche du bord ou en bateau.
Chaque année en juillet s’y déroule une cérémonie rassemblant les anciens du maquis de Plésidy St Connan Coatmallouen dont faisait partie Pierre Ziegler.
“François Budet" de Plésidy, a écrit un ouvrage sur les combats du maquis "Les Patrio tes de Coatmallouen".
On peut se le procurer auprès de l’Association des anciens* .

Un chef-lieu qui bouge

Nichés dans la forêt communale de Saint Nicolas du Pélem, le bois de Beaucours et son étang sont un modèle d’équilibre naturel entre faune et flore.
À la sortie du bourg, le chemin de la vallée du Faodel a remplacé la voie de chemin de fer Saint Nicolas du Pélem - Guingamp.
“Bothoa, qui fut l’ancien chef-lieu jusqu’en 1837, est doté d’une église et son ossuaire et équipé d’un café épicerie, d’une salle communale très demandée par les familles et du Musée rural de l’éducation.
Un lieu unique dans le département où l’on peut revivre la journée d’un écolier dans les années 1930. Ce sera le cas le jeudi 29 octobre*”, explique Michel Connan né à Bothoa.
Autre lieu innovant, la ferme expérimentale de Crécom, une station de recherche appliquée pour les productions porcine et bovine. Cette propriété du Conseil général est gérée par les chambres d’agriculture.
L’agroalimentaire est présent encore avec les coopératives Coopagri et Eolys, l’entreprise Vatédis où 170 personnes élaborent des produits de qualité. Les transports Grisot, l’entreprise de bâtiment Le Couillard, Super U et la société le Cozler, qui fabrique des pièces pour l’agroalimentaire, font partie du paysage économique local. Rappelons que la population se rassembla pour sauver l’usine partie en fumée en 1996.
Une trentaine de permanents font vivre la maison de retraite qui accueille près de 60 résidants.
À Saint Nicolas du Pélem, qui dispose d’un centre médical - Sainte-Tréphine gère le centre de soins infirmiers -, d’une Poste, d’une salle des fêtes, d’une agence technique départementale sur les six actuelles, sont regroupés deux comités d’entraide.
Des services variés et une grande place faite à la culture et au sport.
Quelques musiciens de renom, comme Yann-Fañch Kemener, originaire de Sainte-Tréphine, David Pasquet et les frères Lotout de Saint Nicolas du Pélem.
N’oublions pas la bibliothèque, l’école de musique, le cercle celtique des Blés d’or avec 120 inscrits de 5 à 80 ans, l’harmonie de Corlay-Saint-Nicolas.
Douglas, un Anglais installé en Côtes d’Armor participe aux répétitions.“J’ai de la famille en Bretagne mais je me suis intégré surtout grâce à la musique.
Je donne même des cours. Mais (petit sourire) ce n’est pas facile de répéter avec les Français ; ils ne sont pas souvent à l’heure”.
Football, basket, hand-ball, tennis de table et même fléchettes, apportent un dynamisme parmi les jeunes.
“Nous avons aussi rénové la piscine aqualudique mais il faudrait sans doute améliorer le confort du camping pour attirer des touristes.
Et Saint-Nicolas s’exporte beaucoup à travers les jumelages entretenus avec l’Irlande, la Pologne, le Bénin, le Sénégal ou encore la Norvège”.
Un canton qui joue l’ouverture.

Contact

Base nautique Pen ar Hoat
Tel : 02 96 36 53 89
www.tourismekreizbreizh.com

Jardin du grand Launay
Le grand Launay

Association des Anciens et Amis du maquis de Plésidy St Connan Coatmallouen
Tel : 02 96 40 15 60 ou 02 96 21 47 85

CCKB, Communauté de communes du Kreiz Breizh
Tel : 02 96 36 53 89
www.kreiz-breizh.fr

Musée Rural de l’Éducation, Bothoa
Tel: 02 96 29 73 95
musee.ecole.bothoa[@]wanadoo.fr
musee-ecole-bothoa.blogspot.com

Emplacement