A la découverte du Pays Guerlédan - Argoat

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Vingt ans après, Bon-Repos s'est bien relevée.

Vingt ans après, Bon-Repos s'est bien relevée

Marilyn, l'Anglaise de Gouarec, préside l'association des Compagnons de Bon-Repos. Sans l'huile de coude d'une armée de volontaires, l'ancienne abbaye cistercienne serait encore en ruine.
C'est un petit bout de femme vraiment épatante, Gaie, «pêchue», bourrée d'idées, toujours en mouvement.
Qui brode dans la langue de Molière des conversations à faire pâlir de honte sa compatriote Birkin. À Gouarec, Marilyn Le Moign est connue comme les gorges de Daoulas, Voilà trente ans que cette british de naissance incarne le parfait modèle d'intégration dans ce canton de Bretagne centrale où son mari - avocat retraité - est né et où elle se sent aujourd'hui «plus Bretonne que les Centre-Bretons». Pas un effet du hasard, donc, si Marilyn s'est retrouvée, au début du troisième millénaire, à la tête de l'association des Compagnons de l'abbaye de Bon-Repos.

Élevée en 1180, dans la forêt de Quénécan, en léger surplomb du canal de Nantes à Brest, l'ancienne abbaye cistercienne avait connu des périodes de prospérité avant de succomber sous la Révolution. Au point de n'être plus qu'un gigantesque tas de pierres, inanimées et en piteux état, rongées par la végétation... jusqu'à ce que, au milieu des années 1980, une douzaine d'amis (Hervé Le Pochon, Maurice Le Gallic et l'abbé Lebreton en tête) se lancent dans un pari fou : la restauration des lieux, «Un défi colossal», dit Marilyn.

Vingt ans de travail et de passion
C'était en 1986. Avec énormément d'huile de coude, les recettes de galas de soutien, mais aussi quelques aides de sponsors locaux, les Compagnons de l'abbaye ont commencé à débroussailler pour faire place nette, Puis, est venu le temps des subventions de l'État et de l'Europe, quand celle-ci était encore généreuse envers les
Marilyn Le Moign devant Bon-Repos: «L'an contemporain a vraiment sa place ici. »
Bretons: «Globalement, on a perçu près de 3 millions d'euros d'aides publiques», calcule Marilyn. Et le miracle a eu lieu.
En vingt printemps, Bon-Repos s'est (partiellement) relevée de ses ruines pour devenir un bel espace muséographique. Et, l'été, un Son ef lumière y attire des milliers de spectateurs.
«Vingt ans de travail et de passion»: c'est le thème de l'exposition qui va rendre un juste hommage aux centaines de travailleurs bénévoles de l'abbaye, ainsi qu'aux professionnels du bâtiment sans lesquels la restauration n'aurait pas été exécutée dans les règles de l'art imposées par les Monuments historiques.

Vingt ans, et ça n'est pas fini. «Ce renouveau est extraordinaire, mais on a encore du boulot pour des années», admet Marilyn. Elle, elle souhaiterait satisfaire fréquemment son désir de soutenir la création contemporaine en ces lieux multiséculaires. Elle s'offrira déjà une joie printanière en conviant, dans le courant de mai, cinq graffi-teurs de renommée internationale.
On les verra créer en public. L'art urbain déjanté au vert: de quoi faire se retourner dans sa tombe Alain III de Rohan, fondateur de Bon-Repos.

Abbaye de Bon-Repos, à Saint-Gelven, entre Mûr-de-Bretagne et Gouarec. Tout sur les expositions, concerts, visites et animations au 0296248220. Ou sur le net: www.bon-repos.com et abbaye.bon-repos[@]wanadoo.fr .

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Abbaye de Bon Repos
Abbaye de Bon Repos
Abbaye de Bon Repos
Abbaye de Bon Repos
Abbaye de Bon Repos
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